100 jeunes du Lot nous représenteront aux JMJ de Cracovie

Les JMJ 2016 se préparent bien dans le Lot. En comptant le groupe principal qui part du 14 juillet au 2 août et un groupe moins important qui nous rejoindra à Cracovie la dernière semaine, nous serons près d’une centaine à représenter le diocèse de Cahors.

Nous vivrons d’abord une période missionnaire de rencontres dans le diocèse de Czestochowa où se trouve le fameux sanctuaire de Notre-Dame de Jasna Gora. Des déplacements, des visites, des temps de prière quotidiens, des temps de réflexion et de formation spirituelle.

Puis nous rejoindrons Cracovie le 25 juillet pour participer aux catéchèses, aux célébrations avec le pape François et au festival de la jeunesse.

Plusieurs citations développent le thème de cette JMJ 2016. Retenons ici simplement la première : « Il faut transmettre au monde ce feu de la miséricorde. Je confie ce devoir à l’Eglise qui est à Cracovie et en Pologne, et à tous les fidèles de la Divine Miséricorde, qui viendront ici de Pologne et du monde entier. Soyez des témoins de la Miséricorde ! » (Saint Jean-Paul II, 2002)

Quand on a passé l’âge des JMJ, on comprend moins facilement l’importance de ces rassemblements qui ne sont pas faits pour nous : l’Église est l’Église de tous, de toutes les générations. Le monde est un monde où tous les âges cohabitent. Pourquoi mettre ainsi en relief la jeunesse ? Or, il se peut que la jeunesse du monde y cherche encore sa place et que les JMJ l’aident d’une manière unique. La jeunesse désire un monde de paix et de justice. Elle porte en elle des rêves qui peuvent stimuler le monde entier. Elle porte en elle l’espérance d’un monde meilleur, davantage porté par l’amour et le partage que sur le matérialisme et l’oubli de Dieu.

J’avoue personnellement qu’avant 1997 (JMJ de Paris), je ne me sentais pas concerné par les JMJ. Je pensais que c’était beaucoup de bruit pour rien. Mais en 1997, un groupe de 55 jeunes m’a demandé de les accompagner parce qu’ils avaient un bus complet sans prêtre avec eux. Il y a suffisamment peu de jeunes dans nos églises pour qu’on ne puisse pas bouder la demande de 55 jeunes de 18 à 30 ans ! J’ai suivi. A Paris, j’ai vu et j’ai compris : cette jeunesse joyeuse, très diverse, avec sa culture internationale, son exubérance et son immense capacité de service (les volontaires à Paris, surtout, m’ont impressionné par leur dévouement incroyable, leur patience, leur capacité douce et ferme à canaliser des jeunes de toutes cultures, langues et nation). Cette jeunesse heureuse —sans doute privilégiée si on la compare avec d’autres profils qui existent aussi— veut servir la communion entre les hommes. Dans cette jeunesse il y a l’avenir d’un monde qui ne sera pas aussi laid que les médias ne le prédisent habituellement. Et sans ces rassemblements, cette jeunesse, elle non plus ne peut pas se connaître, ne peut pas se révéler à elle-même pour ce qu’elle est : une jeunesse qui porte en elle le souffle de l’Esprit Saint qui veut renouveler la face de la terre.

Ma conviction aujourd’hui : dans les JMJ se joue une part importante de l’avenir du monde. Ce n’est plus de mon âge, mais j’y vais pour encourager et accompagner ces jeunes qui se révèlent à eux-mêmes la plus belle face de leur être : le souffle spirituel semé en eux par le Christ.

Mgr Laurent Camiade

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