Dècès du P Marcel Gilet

Mot d’adieu pour la sépulture de Marcel (9 janvier 2017)
Marcel nous a quittés jeudi dernier vers 16h, après une longue maladie. Quand il apprit, il y un an et demi, le mal qui le touchait, il eut aussitôt le réflexe de demander le sacrement des malades que nous avons célébré en communauté. C’est dire avec quelle foi, espérance et courage il a vécu cette dernière étape de sa vie. Marcel est né à Cruguel, commune du Morbihan, le 9 décembre 1929. Il appartenait à une famille nombreuse de 8 enfants (4 garçons et 4 filles) Lui-même étant le quatrième.
Après ses études secondaires à l’école apostolique de Sarzeau, tenue par les Pères des Sacrés-Cœurs, de Picpus, il entre en 1949 au noviciat à Montgeron où il prononce ses premiers vœux, dans la Congrégation, le 8 septembre 1950.
Il poursuit ses études de philosophie et de théologie au grand séminaire de Châteaudun (Eure et Loir) Après ses vœux définitifs en 1953, il est ordonné prêtre le 25 septembre 1955.
En septembre 1956 Il est nommé à la communauté de Graves où il sera professeur de lettres pour les classes de 6e et 5e. . Il restera à Graves jusqu’en 1977. Il aura donc vécu et travaillé à Graves durant 20 ans de suite. Le travail pour Marcel était bien sûr d’abord l’œuvre d’éducation auprès des élèves, mais on sait aussi qu’il a beaucoup contribué aux travaux manuels pour le service de la communauté et de l’ensemble scolaire. Avec le P. Roch Anglade, économe, il n’eut de cesse de déployer ses talents de travailleur manuel, aussi bien en mécanique, au jardinage ou à l’entretien des lieux. Tout le monde l’a connu autant en bleu de travail qu’en tenue de professeur. Il aimait certes ce genre d’occupation, mais c’était aussi pour lui une manière de servir. Et il le faisait sans compter sa peine… et il le fit jusqu’au bout !
De 1977 à 1993 il desservira les paroisses du diocèse de Cahors, à Limogne d’abord et ensuite à Cajarc. Là encore une belle étape de 16 années, où tous ceux qui l’ont connu et qui ont bénéficié de ses services ont pu apprécier son dévouement, sa présence, son sens pratique et son zèle apostolique, sans compter ni son temps, ni sa peine !
Enfin à partir de 1993 il assurera des services plus ponctuels : à Burthécourt (Moselle), Poitiers, Picpus, secteur de lafouillade et enfin il reviendra à Graves d’où il continuera d’assurer un ministère sur les paroisses des environs et au Carmel où il aimait particulièrement célébrer la messe.
Avec sa famille, principalement avec ses trois sœurs et deux frères, ses nombreux nièces et neveux et tous les membres de sa famille,, avec tous les anciens élèves et paroissiens qui ont bénéficié de ses services, avec tous ses frères de la Congrégation qui l’ont côtoyé et apprécié, nous garderont de Marcel le souvenir d’un religieux régulier, sérieux , travailleur, qui a su, selon la formule de notre profession religieuse, « vivre et mourir au service des Sacrés-Cœurs », « se préparant - comme nous le conseillait notre dernier chapitre général (2012)- à mourir en croyant, faisant ainsi de sa mort une louange au Dieu qui nous aime ».

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