Semaine Missionnaire 2018

Du 14 au 21 octobre aura lieu la semaine missionnaire. « Depuis 90 ans, ce temps pastoral est confié aux Œuvres Pontificales Missionnaires pour inviter l’ensemble des catholiques à s’ouvrir à la dimension universelle de l’Eglise et à faire œuvre de charité et de fraternité avec nos frères et sœurs des cinq continents, notamment en participant à la quête du dimanche missionnaire mondial. »

Le thème retenu cette année : « J’ai soif de toi. Viens ! » , « nous invite aussi à être en communion avec les évêques qui seront réunis à Rome pour le synode sur les jeunes, la foi et le discernement des vocations (3 au 28 octobre 2018). »

Dans notre diocèse beaucoup de paroisses ont été sensibilisées à la mission de l’Eglise, tout d’abord parce qu’elles ont eu la joie d’accueillir un ou plusieurs prêtres étrangers. La plupart de ces prêtres sont venus ou viennent de pays Africains (Côte d’Ivoire, Burkina Fasso, Sénégal, Congo) mais aussi d’Europe ou d’autres continents (Angleterre, Canada, Birmanie). Accueillir un prêtre d’une autre culture, c’est aussi s’intéresser à l’Eglise qui l’envoie. Aussi beaucoup découvrent la diversité de l’Eglise, parfois des liens plus étroits se lient avec des diocèses et des paroisses. C’est le cas actuellement de la Paroisse de Cahors qui devrait se jumeler avec la paroisse de Coubalan dans le diocèse de Ziguinchor au Sénégal*.

Si des prêtres sont accueillis chez nous, des prêtres de chez nous sont partis vivre leur ministère au service d’autres Eglises. Je pense au Père René Bergougnoux (Iles Maurice) et au Père Jacques Hahusseau qui termine sa mission au Brésil cette année. Ils nous invitent à ne pas nous enfermer dans nos problématiques pastorales bien locales.

Le 14 ou le 21 octobre nous serons invités à nous ouvrir à la dimension universelle de l’Eglise. La quête sera bien sûr un geste concret de partage mais cela ne suffira pas, notre prière et tous les gestes manifestés lors de la liturgie dominicale devront nous aider à nous ouvrir à toutes les Eglises particulières enracinées dans leur culture et leur histoire. Celles qui se développent comme celles qui souffrent comptent sur nous.

P. Luc Denjean


*Notre diocèse fait un pas de plus dans la coopération missionnaire :

Une bonne majorité des paroissiens de Cahors connaissent bien le Père Marius Manga et maintenant le père Blaise Ngandul, deux visages du diocèse de Ziguinchor présents à Cahors et dans le diocèse depuis plusieurs années. Le père Marius malgré la fin de son séjour longue durée revient tous les étés nous rendre de multiples services. Après l’expérience bénéfique de la collaboration entre prêtres, il fallait penser à élargir l’amitié à une communion plus large qui profite d’avantage aux fidèles des deux communautés ecclésiales. Le groupement paroissial de Cahors envisage donc très prochainement de signer une convention de jumelage avec la paroisse de Coubalan.

La paroisse Saint Joseph Ouvrier de Coubalan est un détachement de la Paroisse Notre Dame de Lourdes de Bignona. Elle traverse trois communes au nord-est de Ziguinchor, mais ne compte que trois églises bâties. Elle s’étend tout au long de la rive Est du fleuve Casamance et fait partie du doyenné de Bignona, lui-même faisant partie des quatre doyennés que compte le diocèse de Ziguinchor.

Créée en 2002 par Mgr Maixent COLY, elle a pour objectif de poursuivre la mission de partage et d’évangélisation dans un milieu qui comptait à peine 2% de chrétiens. A ce jour, la communauté chrétienne représente 18% de la population dont 17% de catholiques. C’est donc une paroisse plutôt jeune, dont le dynamisme est porté par la jeunesse même de sa population et la présence très active du mouvement des femmes catholiques. Elle est répartie en 7 communautés, chacune ayant en son sein l’équivalent d’une EAP.

Les deux communautés ecclésiales, telles deux familles qui se rencontrent vont donc s’engager à vivre ensemble la mission universelle d’annonce de l’évangile, dans le respect mutuel des cultures, le soutien dans la prière et une communion fraternelle dans leur besoins respectifs. C’est un beau projet qui vient nous enrichir et nous obliger à réfléchir sur le regard que nous portons à l’autre…

Suzanne Lamartinière
Pour le comité de jumelage

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