Icône du bienheureux Alain de Solminihac

Icône du bienheureux Alain de Solminihac écrite pour l’année 2017-2018,
année des vocations du diocèse de Cahors sous le patronage du bienheureux évêque,
à l’occasion des 400 ans de son ordination sacerdotale (22 septembre 1618).

Icône écrite par Véronique Vié : artdelicone.fr

Éléments symboliques de l’icône :

Le fond lumineux, en or qui est la couleur se rapprochant le plus de la lumière, représente la présence de Dieu. L’or symbolise le ruissellement de lumière divine en celui qui vit dans l’intimité de Dieu. Il est évidemment présent aussi sur le nimbe (l’auréole).

Les vêtements du grand jeune  : ils sont de la même couleur que ceux avec lesquels est traditionnellement représenté le Christ, signifiant la grâce sacramentelle de la confirmation qui "nous unit plus fermement au Christ" (Catéchisme de l’Eglise catholique), et rappelant que la Très Sainte Trinité demeure dans notre cœur depuis notre baptême. Le bleu symbolise la vie divine, le rouge l’humanité. Pour le Christ, c’est un manteau bleu posé sur une tunique rouge : Dieu a pleinement assumé notre humanité ; pour le jeune, ici, c’est un manteau rouge recouvrant une tunique bleue : notre humanité appelée à être configurée au Christ.

La représentation des éléments de décor, dans les icônes, est particulière et peut dérouter notre regard. Le bâtiment, notamment, est représenté d’une manière dépassant les lois naturelles. Cela a un sens symbolique. En effet, l’icône, nous donne de pénétrer dans l’autre réalité qu’est le Royaume des Cieux ; cette réalité ignore les lois naturelles de la perspective et de la pesanteur du monde présent, et nous montre ce qu’on appelle une « perspective inversée ». Le point de fuite n’est plus à l’arrière, mais à l’avant de l’image. Le regard du spectateur ne plonge plus dans l’image pour s’y noyer avec le point de fuite, mais ce sont les personnages qui viennent à lui. L’icône s’ouvre sur celui qui la regarde et l’invite à y entrer, s’il le désire ; rappel que Dieu vient à la rencontre des hommes en leur laissant la liberté de l’accueillir. On dit que ce n’est pas nous qui regardons une icône, c’est elle qui nous regarde. Tout comme Dieu nous a aimé le premier... Car la vocation profonde de l’icône, théologie en images, est d’expliciter le cœur de la révélation chrétienne, et de nous entraîner vers la contemplation et le dialogue avec Dieu.

Ici, le bâtiment (en haut à gauche) représente la cathédrale de Cahors, même s’il ne lui ressemble pas, car en iconographie on ne fait pas de réalisme : ce qui est représenté est une réalité "transfigurée".
Le voile rouge tendu symbolise, en iconographie, que la scène se passe à l’intérieur de la cathédrale.

La montagne est fréquemment représentée dans les icônes car c’est le lieu où Dieu se révèle et vient parler à l’homme dans les Ecritures ; et c’est également le lieu où le Christ révèle le Royaume (le Sermon sur la montagne). Ici, Rocamadour est représentée au sommet de cette montagne, avec les mêmes caractéristiques que la cathédrale.
On voit une petite grotte dans la montagne. Il y a souvent des cavités rocheuses obscures dans les icônes (notamment Nativité, Crucifixion, Résurrection) : elles expriment le "La lumière luit dans les ténèbres..." du prologue de l’évangile selon saint Jean (1, 5). Ces ténèbres symbolisent le monde enfoncé dans les ténèbres de la chute et du péché.

Les arbres dans les icônes symbolisent l’arbre de vie du paradis (c’est pourquoi le tronc est strié d’or) et, en même temps, l’arbre de la Croix. Ici, c’est de surcroît le chêne, arbre de Mambré qui abrita la visite des anges à Abraham (Genèse) : manifestation de la Trinité à Abraham qui offre l’hospitalité avec générosité à ces visiteurs, et accueille avec foi la promesse de Dieu.

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